MEXIQUE // Itinéraire d’une semaine dans le Yucatán en solo

En début d’année, j’ai souvent la fièvre voyageuse et je me prends à rêver des beaux endroits à visiter pendant les douze mois à venir. Cette année n’a pas fait exception et dès le 3 janvier, je me suis retrouvée avec deux billets d’avion en poche : une virée en France à l’occasion du Salon des blogueurs de voyage (avec 48 heures à Londres, je suis ravie de retrouver cette ville chérie de mes études d’angliciste), et une escapade d’une semaine au Mexique.

Il faut savoir que depuis le Canada, il est très facile d’accéder aux Caraïbes pendant la quatre premiers mois de l’année. Le phénomène des « oiseaux migrateurs » est bien connu : l’hiver au Canada, la neige, le froid, c’est adorable, mais au bout de cinq mois de neige au sol et de températures négatives, on a tous besoin de vitamine E et de chaleur. Chaque petite ville y va donc de ses vols directs en direction du « Sud », comme on dit. Au départ de Moncton, nous pouvons accéder directement à Cuba, la Jamaïque, la Floride, la République Dominicaine et au Mexique. Bien souvent, les aéroports desservis sont ceux de grandes villes hôtelières comme Varadero ou Cancun, mais c’est déjà bien.

Hasard du calendrier et des tarifs, je vais donc retourner au Mexique, trois ans après ma première escapade dans des conditions absolument semblables. Je ne vous ai jamais parlé de mon petit road-trip dans le Yucatan en solo en 2015, non ? Et bien en voici le meilleur, avant de remettre les voiles vers la péninsule du Yucatán en mars.

Valladolid

Après une journée de plage à me remettre du vol Moncton-Cancun et à acclimater ma peau laiteuse au soleil brûlant (je me souviens que mon premier mail disait… « IL FAIT +450°C !! ») , j’ai filé tout droit sur Valladolid, où je suis restée trois nuits. Je ne connaissais rien de cette ville, simplement qu’elle faisait un bon camp de base pour aller à Chichen Itzá, et Chichen Itzá, c’est tout ce que j’avais en tête pour ce voyage. Pourtant, Valladolid est très jolie avec son petit Parque Central et son cénote en plein ville.

Un cénote ? C’est une formation géologique qui ressemble à un immense puits. Le Yucatán est presque dépourvu d’eau de surface, et pour se baigner, il faut aller chercher du côté de ces puits naturels, souvent d’une couleur alléchante.

Ceci n’est pas le cénote en plein ville, mais celui de Samula, à une dizaine de kilomètres

Où dormir : Auberge La Candelaria, Calle 35, 201 Valladolid. De loin la meilleure auberge de ma VIE !! Sans exagération. J’ai tout aimé : les dortoirs non mixtes, les petites terrasses de toit, le jardin-jungle, le petit-déjeuner de ouf avec omelettes à la demande, le fait qu’on soit près de tout…

Réservez votre séjour à l’auberge La Candelaria

Chichen Itzá

À deux heures de bus de Valladolid, Chichen Itzá est incontournable. Peut-être un poil déçue du cirque touristique et de la FOULE, j’ai malgré tout adoré ce site maya de grande ampleur, loin de se résumer à sa grande pyramide du Kukulcan. Les bas-reliefs sont admirables, les iguanes se prélassent partout, on peut s’éloigner dans des ruines secondaires pour souffler un peu… Bref une visite qui vaut largement le détour et sa réputation de merveille du monde. D’ailleurs, pour notre voyage en mars, Etienne n’a qu’un impératif : aller voir Chichen Itzá !

Où dormir : on peut dormir à Chichen Itza mais pour économiser son portefeuille, mieux vaut retourner à Valladolid, plus abordable. Autre option à Valladolid, testée lors de mon deuxième séjour : l’hôtel Casa Quetzal, calle 51, 218 C, Valladolid. Un vrai hôtel avec un patio, véritable havre de paix à 10 minutes du centre-ville, juste à côté du Convento de San Bernardino via la célèbre calle 39.

Réservez votre séjour à l’hôtel-boutique Casa Quetzal

Cobá

Sur la route pour Tulum, d’autres ruines, très différentes de Chichen Itzá. Perdu dans la forêt vierge, un site immense, truffé de surprises. La plus belle, c’est sa pyramide majeure, cachée dans les arbres et qui surgit au dernier moment. On peut la gravir pour admirer une vue sensationnelle sur la forêt. En revanche, je déconseille l’ascension à ceux qui ne sont pas en forme, ou qui ont le vertige : c’est clairement dangereux si on n’a pas le pied sûr : seule une corde nous sépare d’un faux pas sur les marches lisses comme un miroir. En gros, n’y allez pas avec vos enfants de moins de 10 ans… Le site fait une bonne étape entre Valladolid et Tulum, accessible en transports en commun.

Tulum et Akumal

Même si Tulum n’a rien de typique, ses ruines ont été le coup de cœur de mon séjour ! C’est une ville de routards typique, si vous préférez. Des auberges de jeunesse, des magasins de souvenirs, des cours de yoga, des smoothies végétaliens et tout le tintouin. Mais ces ruines, oh, ces ruines… !

Imaginez des ruines maya qui donnent sur une eau turquoise, entourées de palmiers, sur fond de sable blanc. Le rêve… à condition d’y aller assez tôt pour éviter les hordes de touristes, évidemment. Le site remonte au septième siècle environ, et on peut très imaginer pourquoi les occupants originels ont choisi un tel cadre pour ces bâtiments cérémoniels.

Deuxième curiosité, le Grand Cenote, rafraîchissant à souhait. On peut l’explorer avec son tuba, ou simplement barboter dans l’eau turquoise sans oublier de se prélasser sur les pontons aménagés. À quelques kilomètres de Tulum, il n’est pas desservi par les transports en commun, mais il y aura toujours un taxi ou quelqu’un pour vous prendre au retour.

Du côté d’Akumal, à une petite heure de taxi collectivo, on peut nager avec des tortues. Je l’ai fait en 2015 alors que j’étais jeune, naïve et pas trop au fait de questions éthiques sur le tourisme avec les animaux sauvages. Je ne le referai pas en 2018, d’autant plus que nous n’allons sans doute pas passer par Tulum. Cela dit, si vous cherchez un endroit où poser vos valises en peu à l’écart des grandes stations balnéaires, je pense qu’Akumal est une bonne pioche (mais n’allez pas déranger ces pauvres tortues !).

Où dormir :

  • l’auberge de jeunesse El Jardin de Frida, Av. Tulum S/N Manzana 32, juste en face de « El Camello Jr ». Une auberge correcte, un peu excentrée mais sur la route principale. Le patio est agréable, les dortoirs petits donc peu bruyants.
  • L’hôtel Ginger, Calle Polar MZ5. À deux pas de la route principale, du bon côté de la ville pour aller aux ruines (vous gagnez au moins 1 km par rapport au Jardin de Frida !), un hôtel contemporain, clair et propre. Une petite piscine mais un chouette patio minimaliste et une belle salle à manger.

Réservez votre séjour à l’hôtel Ginger

Isla Mujeres et Cancun

Pour finir, un saut par Isla Mujeres. Sans doute le site qui m’a le moins plu. Trop proche de Cancun, hordes de touristes, village dénaturé, aucun intérêt à mon goût, malheureusement. J’ai passé une après-midi à faire la crêpe en attendant de prendre mon avion, mais disons que je n’en garde pas un souvenir impérissable.

Pour ce voyage, j’étais en solo, comme je le fais une ou deux fois par an. J’ai fait quelques recherches sur la sécurité avec d’acheter mon billet d’avion, évidemment. Ce qu’il ressort : la péninsule du Yucatan est l’un des endroits les plus sûrs du Mexique, et je peux dire que je ne me suis jamais sentie menacée. Probablement aussi parce que je ne sors pas seule le soir… Mais j’ai pris tous les transports en commun possible, j’ai marché seule dans les rues, je me suis baignée seule (j’admets… tournée vers à la plage, en fixant mon sac !), je me suis baladée seule dans des grands sites archéologiques en pleine forêt… et me voilà toujours vivante pour vous en parler. Pour tout vous dire, le seul et unique incident, ce sont trois Français qui m’ont lancé un « compliment » sexiste à Coba. On les hue bien fort ! Des fois, je suis navrée de mes compatriotes, si vous saviez…

J’ai adoré cette semaine au Mexique pour la facilité avec laquelle j’ai pu me déplacer, même sans parler espagnol. J’ai mangé des plats succulents (conseil : ne prenez JAMAIS la sauce piquante. Jamais). J’ai vu des paysages sublimes et une culture fascinante. J’ai même parlé un peu avec des Mexicains et j’ai toujours eu l’impression d’être bien accueillie. D’ordinaire, je choisis assez rarement de retourner dans un même endroit aussi vite. J’aime mieux l’ivresse de la découverte, le frisson de la nouveauté. Si je retourne dans un endroit, je laisse généralement passer quelques années. Entre mes deux voyages à New York, il s’est passé onze ans. Six ans entre mes deux voyages au Japon. Huit ans entre deux passages aux Pays-Bas. Mais là, si j’ai envie de retourner au Mexique au bout de trois ans seulement, je vous assure que la région en vaut le détour !

Si cet avant-goût vous a plu, j’ai d’autres photos et anecdotes dans mes cartons pour vous, sans oublier des bonnes adresses !

Et vous, vous êtes déjà allé.e.s dans le Yucatan en solo ? Vous me conseillez quoi pour mon prochain séjour dans la belle péninsule du Yucatán ? Cette chronique contient des liens affiliés.

yucatan solo au feminin mexique voyage road-trip blog arpenter le chemin canadaitineraire mexique solo au feminin yucatan cancun chichen itza voyage blog solo au feminin arpenter le cheminitineraire solo au feminin voyage mexique yucatanchichen itza blog arpenter le chemin

 

Related posts

12 thoughts on “MEXIQUE // Itinéraire d’une semaine dans le Yucatán en solo”

  1. Chichen Itza et Tulum sont des incontournables et de superbes sites! Je n’ai pas vu Coba, ce sera pour une prochaine fois. Toutefois, moi j’ai adoré Isla Mujeres. Faut dire que j’y suis allée en 2005, avant que les touristes de prennent l’île d’assaut! J’avais même réussi à avoir une plage pour moi toute seule pendant 1 journée. On m’a dit beaucoup de bien de Sian’Kan pour ton prochain séjour et Isla Holbox est maintenant sur ma wish-list!

    1. Audrey

      À mon retour, on m’avait dit qu’il fallait s’éloigner du débarcadère à Isla Mujeres, si on voulait avoir une expérience plus authentique. De toute évidence, j’étais restée dans les sentiers battus 😀 Holbox est sur sur ma liste, mais paradoxalement, on n’y ira pas… Elle est trop loin de ce qu’on veut voir, il nous aurait fallu deux semaines pour faire le détour. Mais mamma mia, que cette île semble belle et paisible !

  2. je ne connais pas encore le Mexique mais j en rêve depuis longtemps
    de France le billet est assez cher
    j espère tomber sur la promo aux dates possibles pr moi c est à dire pas les 4 premiers mois de l année
    pr la sécurité j ai écrit le même article sur le Brésil après 2 voyages en solo en 2015 et 2017
    j suis tjrs vivante et j ai tjrs reins lool

    1. Audrey

      On se fait souvent une montagne de pays qui sont assez inoffensifs, la faute à quelques clichés qui ont la vie dure ! Je projette d’aller en Colombie en solo prochainement, je ne te raconte pas les préjugés… Comme si on disait aux Européens d’arrêter d’aller en Croatie parce que tu comprends, c’était dangereux là-bas il y a 20 ans ! Le Brésil me tente bien aussi 🙂

  3. J’ai fait ce parcours il y a 12 ans avec mes parents et j’en garde un souvenir merveilleux. Merci pour ces photos qui m’enchantent !

    1. Audrey

      Oui c’est une belle région ! J’en garde d’ailleurs un si bon souvenir que j’ai peur d’être déçue de revenir sur les traces d’un voyage presque parfait.

  4. […] ce deuxième voyage au Mexique, je n’ai pas pris mon ordinateur portable avec moi. Mais si je l’avais fait, […]

  5. […] Parce que c’est le seul des quatre sites que je n’avais pas vu lors de mon précédent séjour. […]

  6. […] ça avait été le coup de cœur de mon précédent périple. Des ruines qui donnent sur une eau azur, le vent qui fait balancer doucement les palmiers, un site […]

  7. […] ceux qui n’auront jamais les moyens de simplement sortir de leur pays. Je suis allée au Mexique où on m’a déroulé le tapis rouge alors qu’on refoule les Mexicains en masse à la […]

  8. […] cette semaine, je suis au Mexique, je vous ai programmé une chronique avec quelques idées pour une valise minimaliste. Je suis loin […]

  9. […] dans le train pour Moscou. J’avais les genoux en castagnettes, avant d’aller au Mexique. J’ai toujours dix mille interrogations, avant de partir en […]

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.