MEXIQUE // Quatre sites mayas incontournables, 2ème partie

Rebonjour les amis !  Nous revoici pour la suite des sites mayas à voir absolument dans la péninsule du Yucatán, après la première partie qui parlait d’Ek Balam et de Chichen Itzá dans le Yucatán. Cette fois, direction l’État du Quintana Roo pour deux perles : les zones archéologiques de Cobá et Tulum.

Cobá

Cobá est un site plus brut que les autres. Caché dans la forêt, il dégage une ambiance secrète que j’aime beaucoup : ses ruines surgissent toutes au détour d’un sentier, masquées jusqu’à la dernière minute par le feuillage dense. Et les deux pyramides principales n’y échappent pas. Un moment d’inattention et on file tout droit sans même s’apercevoir qu’une pyramide de 42 mètres n’est qu’à quelques mètres de nous. Le fait qu’il n’y ait pas de panneau pour indiquer où on se dirige ajoute au mystère, et on ne sait jamais ce que nous réserve les chemins de traverse.

La légende veut que Cobá ait été la grande rivale de Chichen Itzá… Difficile d’imaginer ces ruines à leur apogée mais l’ampleur du site fait comprendre facilement à quel point la cité a été prospère, du haut de ses 50 000 habitants. Il faut une bonne demi-heure pour rallier la pyramide Nohoch Mul, ouverte au public, et qui sait si la jungle ne recèle pas encore des mystères inaccessibles à nous autres, simples mortels ? Mon vieux rêve d’être archéologue a tendance à resurgir dans ce genre de cadre, même si je sais bien que les professionnels sont plus le nez dans les livres à la bibliothèques qu’à courir sur des ruines avec un lasso…

Je vous parlais du vertige pour l’acropole d’Ek Balam… Sachez que Cobá joue dans une toute autre catégorie. Certes, elle est munie d’une corde, mais on parle ici d’une pente vertigineuse qui va en empirant avec des marches lisses comme un miroir. Oubliez toute fierté et pensez « survie » en descendant sur les fesses. Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour tous ceux en-dessous de vous, qui n’aimeraient pas amortir votre chute ! J’ai bravement osé descendre à croupetons et je sais que j’ai fait le bon choix en entendant une dame derrière moi dire à sa petite d’une dizaine d’années de faire « exacteeeeement comme la dame devant toi. C’est ça, leeeentement, en tenant bien la corde » (méga-fière de servir de modèle aux gamines trouillardes).

(Oh et si vous avez des enfants en bas âge, des tongs moisies ou un gros sac bandoulière qui entrave votre ascension… abstenez-vous !! Ceci était un message des voyageurs qui n’aimeraient pas vous voir tomber) (nous avons vu avec effroi tous les cas de figure)

Bon ben maintenant va falloir y aller, hein… Fait beau, non ? On est pas bien, là ?!

Je dois avouer que pour la pyramide de Nohoch Mul, je ne me suis pas vraiment adonnée à une rêverie contemplative, à imaginer comment était la vie d’antan comme je l’avais fait à Chichen Itzá. Deux cas de figure : soit on est sur la pyramide, et on pense surtout à l’épreuve de la descente qui viendra inexorablement, soit on est en bas, et c’est le ballet des touristes qui vole la vedette aux vieilles pierres, tant chacun a son style et son assurance (ou pas) sur les marches. Difficile d’imaginer la vie au Xe siècle quand la pyramide n’est qu’un défilé de voyageurs en shorts et casquettes, ça distrait légèrement (je vous ai dit qu’il y avait du monde ici aussi ?).

Nohoch Mul vue d’en bas… La vue est belle d’ici aussi, non ?

Accès

  • transports en commun : deux bus Mayab depuis Valladolid : le premier à 7 h 30 et le deuxième à 9 h 10.  Compter une heure trente depuis Valladolid. Pour enchaîner sur Tulum, il y a un bus ADO à 15 h 10. Je conseiller de réserver celui-ci car il était ultra-complet ! Il semble qu’il n’y ait pas de car qui retourne à Valladolid l’après-midi, mais les taxis sont légion.

Attention !! Si vous voyagez de/vers Valladolid, n’oubliez pas que l’État du Yucatán et celui du Quintana Roo sont sur un fuseau horaire différent. En voyageant de Valladolid à Cobá, vous perdrez une heure (en partant par le car de 9 h 00, il ne sera pas 10 h 30 à l’arrivée, mais 11 h 30).

Tarifs : 70 pesos par adulte

Tulum

Tulum, ça avait été le coup de cœur de mon précédent périple. Des ruines qui donnent sur une eau azur, le vent qui fait balancer doucement les palmiers, un site d’une beauté rare. Des iguanes paresseux au soleil, des figuiers de Barbarie, des coatis en liberté. Une vision paradisiaque à la sauve maya, un beau mélange de nature et de culture, le rêve de tous les voyageurs qui n’aiment pas devoir choisir.

Le site est occupé depuis le VIe siècle mais les ruines qui s’offrent à nous datent de 1200 environ. Pas difficile de se mettre dans la peau d’un dignitaire maya et d’imaginer pourquoi ce site-là a eu l’honneur d’être consacré : à flanc de petite falaise, il plonge presque dans les Caraïbes. Un bien bel endroit pour rendre hommage aux dieux, à l’abri derrière des murailles qui laissent aujourd’hui passer seulement les touristes et les coatis – il est bien loin, le temps des envahisseurs espagnols…

Ici aussi, la foule se presse. Peut-être est-ce l’effet des vacances de printemps nord-américaines, impossibles d’être vraiment seuls sur les quatre sites que je vous ai proposé, vous le saurez. C’est aussi la rançon de la gloire pour ces sites superbes. Mettez toutes les chances de votre côté et allez-y tôt le matin, ou évitez les vacances américaines. Cela dit, même accompagnés d’autres touristes, nous n’avons regretté aucune visite, qui valent toutes le détour.

Accès

  • taxi collectif : 20 pesos entre le centre-ville de Tulum et l’entrée de la zone archéologique. Hélez n’importe quelle fourgonnette le long de la grand-rue et on vous prendra s’il y a de la place. À noter, il y a encore un bon kilomètre avant les caisses.
  • Vélo : on peut louer des vélos un peu partout en ville
  • marche : il n’y a que 4 km, cela se fait très bien à pied même si le trajet le long d’une route très passante n’est pas des plus bucoliques (c’est ce qu’on a fait pour le retour).

Tarifs : 70 pesos par adulte

Où dormir

  • l’auberge de jeunesse El Jardin de Frida, Av. Tulum S/N Manzana 32, juste en face de « El Camello Jr ». Une auberge correcte, un peu excentrée mais sur la route principale. Le patio est agréable, les dortoirs petits donc peu bruyants.
  • L’hôtel Ginger, Calle Polar MZ5. À deux pas de la route principale, du bon côté de la ville pour aller aux ruines (vous gagnez au moins 1 km par rapport au Jardin de Frida !), un hôtel contemporain, clair et propre. Une petite piscine mais un chouette patio minimaliste et une belle salle à manger.

Réservez votre séjour à l’hôtel Ginger

En aparté : je ne suis aucunement mexicaniste et je n’y connais rien à la culture du pays, mais la récupération touristique des mayas à toutes les sauces m’a semblé une délicieuse ironie du sort : en tant que minorité, il y a fort à parier que les Mayas fassent partie des classes les plus basses de la société, et voir leur identité devenir le principal moteur du tourisme dans la péninsule semble un beau retour des choses – à condition qu’ils en profitent, bien évidemment.

J’espère que ces quatre sites mayas vous auront plu ! Je reviens bientôt avec d’autres anecdotes de notre visite au Mexique !

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3 thoughts on “MEXIQUE // Quatre sites mayas incontournables, 2ème partie”

  1. […] cette chronique commence à être longuette, je vous propose de se retrouver très vite pour la deuxième partie, ça vous va ? Et vous, vous avez déjà visité Ek Balam et Chichen Itzá ? Vous avez aimé […]

  2. J’ai visité ces sites il y a quelques années et malgré le nombre de touristes, ils valent vraiment le coup. J’avais adoré me baigner dans cette eau turquoise au pied de Tulum, c’était incroyable !

    1. Audrey

      Chanceuse ! Les deux fois où j’y suis allée, il y avait trop de vent et la baignade me semblait dangereuse. Se baigner avec vue sur un temple maya, c’est assez exceptionnel comme expérience 🙂

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