Mes incontournables pour une première visite à Tokyo

Le Japon et moi, c’est une grande histoire d’amour. Peut-être un peu unilatérale, certes, mais j’aime ce pays de tout mon petit cœur d’otaku. J’ai eu la chance d’y aller deux fois : en 2004, lors de ce qu’on appelait alors un « chantier international » (qu’on qualifierait désormais de woofing) et en 2010, pour le mariage d’une amie rencontrée lors dudit chantier.

Par deux fois, j’ai atterri dans ce pays à l’autre bout de la planète et je me suis sentie chez moi. Malgré la barrière de langue – évidente en 2004, où mes trois mots de japonais ne m’ont pas emmenée bien loin, un peu plus simple à gérer en 2010, après deux ans de japonais en cours du soir, où j’ai glorieusement pu commander des plats au restaurants et demander à quelle gare s’arrêtait le train (#fière) ! Malgré la barrière de la culture, toutes ces petites habitudes dont j’ignore l’existence, en dépit de ma lecture compulsive de mangas. Malgré la barrière physique, moi qui ne me fond jamais dans la foule, toujours gaijin (occidentale), à toiser tout le monde d’une tête dans le métro.

Le Japon, c’est un deuxième chez-moi, un chez-moi rêvé sans doute, mais il va sans dire qu’il est toujours très haut sur ma liste de voyages, même si j’y suis déjà allée. Surtout parce que j’y suis déjà allée – il me manque, avec son calme, son effervescence, ses odeurs, ses sons, sa langue que j’adore, bref le Japon est un de mes coups de cœur sur notre petite planète.

Aujourd’hui, je t’emmène à la découverte de Tokyo, et si comme Sarah de Vents & Voyages (coucou copine ! Bon voyage !), tu t’apprêtes à y mettre les pieds pour la première fois, voici quelques incontournables pour une première approche (je t’invite d’ailleurs à aller découvrir son blog rempli de photos toutes plus sublimes les unes que les autres !). Mille excuses pour mes photos qui datent d’une époque à l’idée d’un joli blog de voyage était loin, bien loin.

Asakusa

Le sanctuaire d’Asakusa est un excellent « point d’entrée » dans la ville : ultra-touristique, facile d’accès en métro, c’est un passage obligé pour faire ses premiers pas dans cette mégalopole relativement intimidante. Le quartier autour est aussi très balisé pour les touristes et tu y trouveras facilement de jolies devantures traditionnelles. Pour te porter chance, va respirer l’encens et imite ce que tu vois : ramène la fumée vers toi en évitant savamment qu’elle ne vienne te piquer les yeux (c’est raté pour moi).

De là, tu peux aller te promener dans le parc d’Ueno pour les cerisiers (en fleurs ou pas) et découvrir plein de musées si le temps n’est pas de la partie : le musée national de Tokyo, le musée royal, le musée Shitamachi, le MET de Tokyo… Excusez du peu ! Pour l’anecdote, j’y ai croisé l’impératrice Michiko qui saluait la foule en voiture !

Un des autres attraits d’Ueno est son marché nocturne, à deux pas de la gare JR : ça braille, ça hurle, ça harangue, bref l’ambiance à la poissonnière est très loin de ce qu’on peut imaginer des Japonais calmes et silencieux… Ils sont humains comme nous, et ce marché n’en est que plus sympathique.

Non loin en transports en commun, c’est Akihabara, la ville électrique. La ville des geeks. Celle où on trouve des maids cafés (les cafés avec des serveuses habillées en soubrette… en tout bien tout honneur évidemment !), des magasins de figurines de collection, tout les produits dérivés que tu peux imaginer et bien plus encore, bref, le rendez-vous incontournable pour les fans de japanimation, de mangas et de culture populaire japonaise.

Et un peu plus loin, Chiyoda et le palais impérial. N’y va que si tu es fan de châteaux anciens vus de l’extérieur, car évidemment, impossible d’y rentrer (en tout cas aux dernières nouvelles)… On peut seulement l’apprécier de loin.

 

Shibuya

Shibuya est un autre incontournable des mangas. C’est un point de rendez-vous incontournable, et on se retrouve souvent autour de la statue de Hachikô, fidèle chien qui a attendu chaque jour son maître après son décès, dix ans durant… Il a d’ailleurs droit à sa statue à la sortie de la gare. De l’autre côté du carrefour, Shibuya 109 est un temple du shopping pour adolescentes. Tu n’es pas le public cible ? C’est intéressant aussi pour l’ambiance, pour voir la mode en cours, pour entendre les vendeuses hurler IRRASHAIMASUUUUUUU (Bienvenue !) et ramener des babioles.

De là, tu peux marcher jusqu’au parc de Yoyogi-Koen pour le temple Meiji-jingu, un havre de paix à la bande sonore assurée par de méchantes cigales qui n’ont pas eu le mémo sur le limitations de décibels. On y accède aussi par la gare de Harajuku, mythique lieu de rendez-vous dans Nana, d’Ai Yazawa. Tu peux ensuite recommencer à faire les magasins dans Harajuku, autre haut lieu du shopping adolescent, ou opter pour des boutiques plus adultes en direction d’Omotesandô.

Facilement accessible en train, Shinjuku permet de flâner dans un quartier bien vivant avec plein de restaurants et d’enseignes dans tous les sens.

Shinjuku

De mon premier séjour en 2004, je n’ai pas gardé un souvenir impérissable de Shinjuku, où les badauds s’évertuaient à m’éviter alors que j’étais perdue… Mais en 2010, armée de solides notions de japonais (entendre : savoir ânonner les menus et dire que j’étais perdue), j’ai voulu revenir sur cet échec et reprendre un peu le pouls de ce quartier si mythique (si tu as lu City Hunter / Nicky Larson, tu VOIS de quoi je parle) (oui j’ai une solide culture manga moi mâdâme, et j’en suis fière !).

En parlant de mangas, tu peux aussi aller faire un tour à la librairie Kinokuniya (7 Chome-1  7-7…  je te conseille d’avoir un bon GPS ou de bien regarder sur un plan avant de te lancer à la recherche d’une adresse, foi de voyageuse, car ce n’est pas évident une fois sur le terrain !), om tu trouveras évidemment pléthore de mangas… en japonais, mais aussi des classique japonais traduits en anglais à l’étage.

Bref, j’aime bien Shinjuku, avec son allure un peu brouillonne, ses néons, ses fast-foods sortis d’ailleurs où on mange des poches de tofu fourrées au riz gluant, et comme de toute façon c’est un peu une plaque tournante du système JR, autant sortir voir à quoi ressemblent les alentours de cette gare parmi les plus fréquentée au monde.

Odaiba

Enfin, Odaiba. Je n’y suis restée qu’une soirée mais c’était très chouette. Je n’ai pas vu le « quartier » et j’en garde surtout l’impression d’une succession d’attractions, mais je me trompe peut-être.  La vue sur le Rainbow Bridge est sublime de nuit, tout comme celle de la grande roue.

Et évidemment, impossible de faire l’impasse sur un tour au onsen : Oedo Onsen Monogatari (ou tout autre autre onsen, d’ailleurs). Attention, l’eau est très chaude. Et on se baigne nu dans des bains non mixtes. Si ces deux particularités ne te dérangent pas, ne rate pas cette expérience. Les thermes sont organisés comme un parc à thème, ce qui n’empêche pas de se détendre dans les sources beaucoup trop chaudes (c’est bon pour le cœur, paraît-il !). En grande friande des sources chaudes, je ne pouvais pas rater ça.

Pour une première visite express, c’est déjà un bon début ! Avec ce que je te conseille, tu peux t’occuper facilement deux à quatre jours, selon ta vitesse de visite et ta propension à t’arrêter manger tout ce que tu ne connais pas. Mais ça, ça fera sûrement l’objet d’une autre chronique !

Et toi, tu es déjà allé.e à Tokyo ? Tu as aimé ? Qu’est-ce que tu conseilles pour une première visite ?

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6 thoughts on “Mes incontournables pour une première visite à Tokyo

  1. Merciiiii <3 je vais mettre tout ça en pratique d'ici quelques heures 😉

    1. Audrey

      Amuse-toi bien ! Je viens de voir passer un billet qui parle d’un bar à serpents à Tokyo, tu n’as pas envie d’aller tester ça pour nous ? Hmm ? (moi j’adorerais pour de vrai)

  2. Ahhh mais comment je veeeeuuuux O_O Les mangas, le kawaii, je sais c’est cliché mais ça fait des années que je suis ça, parfois de près, parfois de plus loin, mais j’adore. Au Japon je crois que je m’éclaterais 😀

    1. Audrey

      Oui c’est cliché, mais honnêtement, une fois là-bas, il y a aussi beaucoup de vrai ! J’ai moins la passion des mangas qu’avant mais je t’assure qu’une grande partie de ce que tu lis, tu le retrouveras quand tu y iras 🙂

  3. Alala tous ces endroits me manquent …
    Je me revois ecrire mes articles dessus !
    Nous avons adoré le Japon, nous y retournerons c’est sûr !
    Bisous,
    Emilie

    1. Audrey

      Contente de t’avoir rappelé de bons souvenirs ! Je suis convaincue qu’on aime ou on déteste le Japon, mais que si on l’aime, on y retourne forcément.

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