ÉTATS-UNIS // Escale à Miami : plage et Art Déco

Rendez-vous pour ma deuxième escale : après Montréal, changement d’ambiance à Miami ! À seulement trois heures de vol de la mégalopole québécoise, Miami est un énorme hub à destination des Caraïbes et de l’Amérique centrale. J’étais ravie d’avoir la possibilité de m’arrêter assez longtemps pour visiter la ville pendant dix heures, et encore plus ravie quand American Airlines a décidé unilatéralement d’allonger cette escale déjà confortable à un total ébouriffant de 24 heures sur place. Ma foi, je n’allais pas refuser.

 

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Commençons par l’inévitable. On a tous vu au moins un épisode des Experts : Miami. Ou de Deux flics à Miami. Ou de n’importe quelle série américaine qui se passe à Miami. Et on s’est tous dit « nooooon mais dans la vraie vie, les gens ils ne s’habillent pas vraiment en mini-short et débardeur de basketball et ils ne font pas vraiment du jet-ski dans le soleil couchant tandis qu’un policier passe nonchalamment sur son hors-bord estampillé « POLICE », non ? »

Si.

Tout ça, je l’ai vu. J’ai vu les yachts gigantesques, les immeubles de luxe, les vieux refaits de partout, les vieilles riches avec leurs quatre chihuahuas, les filles en string et les mecs en moule-bite (d’ailleurs s’il est vrai que la mode américaine a deux ans d’avance sur la France… tremblez), les voitures de luxe et les « soirées » qui commencent à 16 heures, les gens qui commandent un latte de Noël en bikini et les drapeaux américains omniprésents.

Clichés, nous voici ? Il y a toujours un fond de vérité…

Je n’avais pas envie d’aller à Miami Downtown, friande de clichés que je suis. Je voulais aller là où tout se passe, là où ça bling, là où ça claque du fric à tour de bras, là où la ville ne dort pas.

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Pour la science, vous comprenez ? Un peu comme on irait au zoo. Tout ça, ce n’est pas mon univers. Mon univers, ce sont les auberges de jeunesse à moitié décentes, les gourmandises achetées dans une cabane de street-food et mangées le cul dans le sable, heureuse comme un pape.

Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est que Miami Beach (et Miami tout court) est métissée. Des panneaux bilingues en espagnol dès la descente de l’avion à une bonne moitié de gens d’allure latino dans les rues, Miami est aussi multiculturelle et pas forcément si riche que ça. Je ne peux qu’imaginer à quoi ressemblent les quartiers Little Havana et Coconut Grove, côté Downtown…

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Mon auberge de jeunesse, sur Alton Road, n’est qu’à dix minutes de tout sur Ocean Drive. Avide d’aventures sociologiques, je ne m’y attarde pas, et je file dans les rues. Je n’ai qu’une envie : me dégourdir les jambes et me baigner. Il fait agréablement chaud, ce n’est pas la fournaise. Tous les bâtiments sont lumineux, les grosses voitures côtoient les mendiants décidément bien nombreux. Ont-ils fui le froid canadien ?

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J’arrive à la plage, parsemée des petites cabanes à la Alerte à Malibu, qui marquent plus ou moins chaque rue, et qui sont toutes différentes. Ma préférence va à celle décorée selon le drapeau américain, évidemment.

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Je me demandais d’ailleurs ce que j’allais trouver dans le sillage des élections. La réponse est simple : rien de spécial. La bannière étoilée est partout, mais j’ai tendance à penser que c’est tout le temps le cas.

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Je ne peux pas résister à l’idée d’aller tremper mes pieds. L’eau est délicieuse, turquoise, tropicale. Ce ne sont pas les milliers de plagistes présents en ce 11 novembre radieux qui diront le contraire ! Le temps est parfait, la mer est parfaite, je savoure la vue.

Les choses se corsent à l’heure du déjeuner. Je meurs de faim ; je me suis levée à 2 h 30 du matin, j’ai avalé un petit-déjeuner à la va-vite et American ne nourrit pas ses passagers. Mais sur Ocean Drive, rien d’abordable. Mais alors, rien de rien. Ce n’est pas le coin pour être en mode routard. Je me rabats sur le Starbucks local, tout décoré pour Noël, et je serre les dents : à 15 $ la salade et le paquet de chips de coco, j’espère que c’est du bio.

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Je prends mon déjeuner en terrasse, avec une vue royale. À ma gauche, les palmiers. À ma droite, un shooting photo (what else?!)  avec une mannequin aussi jeune que mince qui fait la moue devant les façades Art Déco. Car Miami Beach est aussi un bastion de l’Art Déco. Cette particularité architecturale m’intriguait, et je me suis renseignée.

En 1926, Miami Beach est ravagée par un incendie, et la ville est reconstruite selon les goûts de l’époque : Art Déco. Jusque dans les années 1940, c’est la frénésie, et tout un quartier fourmille désormais ces belles façades rétro, qui ont failli passer au rouleau compresseur dans les années 1960, toutes démodées qu’elles semblaient. Je trouve aujourd’hui qu’elles donnent une ambiance unique à cette ville sinon bien quelconque dans son architecture « tropicale » : maisons blanches et palmiers, pas de quoi fouetter un chat. Les façades Art Déco me ravissent en revanche, et je m’attends presque à voir des peintures de Mucha aux murs.

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Autre détail intéressant : c’est Julia Tuttle, femme d’affaires, qui a fondé la ville de Miami. Fait rarissime qui mérite d’être mentionné, car elle reste la seule femme à avoir fondé une ville en Amérique du Nord.

Je poursuis ma promenade en direction de South Beach. Soit mon plan est mal estampillé, soit j’ai mal fait mes recherches, mais « South Beach » n’est pas une plage du tout, mais une marina. Peuplée de yachts gigantesque, elle donne sur les gratte-ciels de Downtown. Et, dans le soleil couchant, quelques jet-skis se font plaisir.

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Je me promène le long du canal, malgré tout émerveillée par ce que je vois. La plage reprend après le parc de South Pointe, ponctué d’une jetée d’où le regard embrasse les deux côtés de l’île de Miami Beach.

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Le soleil est en train de disparaître ? Il commence à faire frais ? Qu’à cela ne tienne : je VEUX me baigner, et je plonge dans l’eau si délicieuse après cet après-midi à la contempler. Je n’ai pas de vêtements de rechange ? Je n’ai même pas de serviette de bain ? Peu importe, je rentre à l’auberge enroulée dans mon foulard-paréo, sans défriser grand-monde. La journée se termine. Je repars demain matin pour l’Amérique centrale.

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Miami n’est pas mon univers, mais pour une journée, j’adoré voir ce tout autre monde.

C’est où ?

Bonne nuit

Auberge Miami Hostel, Alton Road 8, juste à gauche du magasin d’alcool. L’espace extérieur est très agréable, avec plein de chaises longues et de canapés d’extérieur. Les dortoirs sont vieillots mais fonctionnels. Bon point : dans le dortoir féminin, deux salles de bain complètes pour 10 lits.

Par contre, tu sais qu’il te faut tes bouchons d’oreille quand un panneau annonce « Prière de respecter le silence à partir de 2 heures du matin » au-dessus du bar sur lequel donne ta chambre…

Compte 18 $ pour un lit simple en dortoir de 10 personnes.

Accès : depuis l’aéroport, prends le bus 150 Miami Beach Express, et descends à l’arrêt sur la 9e Avenue. De là, descends un peu jusqu’à la 8e Avenue, et tu en auras pour 10 minutes de marche sur ta droite. 2,25 $ le ticket aller.

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Bon appétit

J’ai déjeuné au Starbucks sur Ocean Drive… Ma salade était invraisemblablement bonne (il se peut que j’étais morte de faim). Bon point : wifi accessible depuis la terrasse et glacier Haägens-Dasz à la porte à côté, où on peut goûter autant de parfums qu’on veut avant de commander !

Pour le dîner, j’ai choisi le Top Burger sur la rue Washington. Leur burger végé n’était pas mal. Je ne suis pas sûre d’avoir aimé les frites sous du « parmesan » râpé, mais l’ensemble était correct.
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Et toi, tu es déjà allé.e à Miami ? Tu as vu autre chose ? Tu as aimé le côté bling-bling ? Je t’attends dans les commentaires !

 

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7 thoughts on “ÉTATS-UNIS // Escale à Miami : plage et Art Déco

  1. J’ai été à Miami en 2010 pour passer noël chez une partie de ma famille qui y habitait et j’ai dû passer une grosse journée dans ces quartiers comme toi. Je me rappelle avoir eu la même réaction que toi : « c’est donc vrai tout ça ! ».
    On avait fait la st Sylvestre à Fort Lauderdale et c’était quelque chose… Si ça peut te rassurer, le style vestimentaire d’il y a 6 ans n’est toujours pas arrivé en Europe 😉
    Je me rappelle aussi du tour en bateau pour aller voir l’île des milliardaires, une île ou apparemment on ne peut pas acheter si son compte en banque n’a pas atteint les neuf zéros… Bref Miami quoi, sa démesure, ses gens décomplexés et ses plages.

    1. Audrey

      Ouf ! Vous êtes sauvés pour les fringues, parce qu’alors c’était gratiné… J’ai du mal à envisager Noël sous les tropiques mais le décalage palmiers/imagerie classique faite de neige et de froid doit être à voir !

  2. Je suis allée à Miami l’année dernière, malheureusement la météo n’était pas trop au rendez-vous pour passer du temps à la plage

    1. Audrey

      À quelle époque tu y étais ? Je n’arrive pas à imaginer la ville sous un temps peu clément, mais il est certain qu’il doit bien y avoir des périodes où il fait moins beau que d’autres.

  3. Sarah

    J’y suis allée plusieurs fois pour le boulot, donc pas trop le temps pour du tourisme… ce qui m’a marqué c’est cette graaaaaande plage et ses petites cabanes américaines, et mi-décembre les deco de Noel dans les palmiers et les faux sapins partout dans les rues 🙂 pour le style des gens honnêtement j’ai presque plus été ‘choquée ‘ à Montréal ou des la mi mars les filles sortent en minijupe, Du coup aux usa j’étais blasé 😉 mais à part ca Miami c’est bien 1-2 jours mais je ne pense pas que ca mérite plus que ca…

    1. Audrey

      Elle est longue cette plage, hein ? J’ai marché de South Pointe à la 24th St environ, ça fait une trotte. Mais une trotte agréable, surtout en venant du froid !
      Comme toi, je pense que Miami même vaut le coup seulement pour un petit séjour (sauf si on adore la plage), même si je suis sûre qu’il y a plein de choses à faire aux alentours, comme les Keys et les Everglades.
      Pour la mini-jupe en mars au Canada, je peux expliquer ! Tout simplement, après trois-quatre mois à des températures supranégatives, il suffit que le mercure dépasse 3°C pour qu’on ait chaud ! Parole de frileuse 😉

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