Une journée sur les pentes de Lausanne

Après notre balade en bateau Belle Époque, nous sommes passées à la visite de la jolie ville de Lausanne.

Il faut que je t’avoue quelque chose : Lausanne est littéralement à 12 kilomètres à vol d’oiseau de la maison de mon enfance. Je la voyais depuis ma fenêtre, et j’avais même imaginé des noms de rue pour ses artères les plus brillantes, la nuit. Et pourtant, j’y suis allée… trois fois dans ma vie ? Peut-être parce que les escapades urbaines n’avaient pas la cote quand je vivais à Evian, jusqu’à mes 17 ans. Et que quand les escapades urbaines ont eu la cote, je trouvais follement dépaysant d’aller à Édimbourg ou Berlin ou Lisbonne, mais Lausanne… C’est la Suisse romande. Pas exactement l’étranger. Pas exactement dépaysant. Oh, comme j’avais tort.

Enfin libérées de nos préjugés, c’était donc une journée d’émerveillement qui nous attendait, ma mère et moi, à Lausanne, et j’ai envie de vous emmener dans cette cité olympique, historique, lacustre, à fleur de pente, sous le soleil romand, avec une vue à couper le souffle.

Ouchy et le musée olympique

Après la croisière, notre première étape est Ouchy, le quartier en front de lac. Avec ses belles façades, dont le superbe Château d’Ouchy, il invite à la détente et la flânerie sous le regard bienveillant des Alpes au loin. Le soleil est radieux, il est encore tôt, nous sommes presque seules sur les rives.

Pour a première visite de la journée, nous commençons le Musée olympique. Je l’avais visité il y a deux ères géologiques une vingtaine d’années, avec le collège, et mes souvenirs étaient flous, poussiéreux. Je me souvenais… du bâtiment ? Et c’est tout. Les ravages du temps… Vingt ans plus tard, le musée a clairement été mis au goût du jour, avec une belle muséographie interactive : des ateliers pour deviner des sports dans la Grèce antique, des vidéos ici et là, des simulateurs de triathlon… J’ai trouvé l’exposition bien faite et pas rasoir pour un sou, une grande réussite !

Du côté des objets exposés, on retrouve toutes les médailles et toutes les flammes, collection impressionnante… Des tenues sportives au fil des décennies, des tenues des cérémonies d’ouverture, complètement folles à voir en vrai. Et sur une note tendre, j’ai adoré la collection des mascottes en peluche ! Je me souvenais avoir eu Magique, le lutin en forme d’étoile qui incarnait Albertville en 1992… Souvenirs, souvenirs !

 Après la visite, nous prenons notre temps pour savourer la vue depuis l’esplanade du musée, et son exposition en plein air avec de belles photos de jeux des années 1930. Nous revenons doucement vers le débarcadère pour faire un arrêt à l’office du tourisme, et ensuite obliquer vers le métro.

Circuit dans la vieille ville

Car toutes sportives que nous sommes, nous préférons garder nos forces pour la visite de la ville haute, et nous redescendrons ensuite à pied. Lausanne est perchée sur plusieurs collines à environ trente minutes de marche du lac, et le métro est le moyen le plus rapide d’y accéder. Loin d’une ligne classique, il rappelle un funiculaire par son inclinaison !

Armées du plan de la ville, qui indique une balade à pied, nous descendons à la station Lausanne-Gare. Quelle surprise en sortant à l’air libre ! Ça monte, ça descend, la gare est sous un pont, les arches immenses nous dominent, nous sommes dans une perspective urbaine qui change de tout ce que j’avais vu auparavant. Le temps de se remettre du vertige et de se situer sur le plan, nous grimpons sur le pont pour nous orienter, et c’est parti pour la visite.

Celle-ci nous emmène en direction de la cathédrale qui domine la ville. Pour la rejoindre, on traverse des rues commerçantes piétonnes qui bouillonnent déjà d’activité en ce jour de marché. 

Le circuit nous fait traverser plusieurs ponts avec une superbe vue de part et d’autres, mais rien ne vaut ce qui nous attend sur le petit parvis de la cathédrale : une vue plongeante sur la ville, des façades médiévales, modernes et Belle Époque, des toits sublimes, et bien sûr le lac tout-puissant, qui donnerait presque à la ville une allure portuaire, une allure de bord de mer. Je me crois dans une de ces villes européennes à la Miyazaki, je m’attends à voir débarquer Kiki la petite sorcière sur son balai.

Nous entamons notre descente par les escaliers du marché, l’un des symboles de la vieille ville… Tu les as peut-être déjà vu en photo ? Ils nous emmènent vers la place Palud, un incontournable de la ville avec ses airs médiévaux. C’est d’ailleurs là où nous avons déjeuné, sacrifiant un peu de notre porte-monnaie à la beauté des lieux !

Après la place de la Palud, le circuit redescend vers la gare et la boucle est bouclée. Nous avons dû mettre une grosse heure de marche en tout, sans compter les innombrables arrêts photo et bien sûr, la pause déjeuner. Nous ne sommes globalement pas des grosses passionnées de shopping, mais tout au long de la visite, on croise d’innombrables magasins pour toutes les bourses et tu pourrais facilement y passer une demi journée.

Petit tour au Flon, quartier neuf

Juste en face de la gare se trouve un quartier qui semble surgir de terre : le Flon, qui promet d’être passionnant une fois terminé. Je ne sais pas à quoi il ressemblait avant, et ma mère me dit que le nom de Flon lui évoque un quartier des bas-fonds.

Mais ce que nous avons vu, c’est une réhabilitation industrielle, un quartier à l’architecture contemporaine qui mêle cafés, restaurants, fresques, chaînes de magasins, friperies, et même une boutique zéro déchet qui vend de l’alcool depuis le fût ! J’adore !

Les façades Belle Époque des pentes

Plutôt que de redescendre bêtement en métro, nous avons préféré prendre notre temps et marcher. En descente, c’est quand même moins fatigant ! Notre plan proposait un autre circuit : les façades Belle Époque de Lausanne. Parfait ! C’est une époque qui nous fascine toutes les deux, et nous avions déjà aperçu quelques beaux spécimens en montant. Le circuit nous emmène à la découverte de l’esplanade de Montbenon, de la gare monumentale et de beaux immeubles, tous repeints de frais. Le circuit emprunte une coulée verte et en une petite heure le nez en l’air, nous sommes de nouveau à Ouchy, sans avoir vu passer la distance !

Avant de repartir, une dernière promenade le long du lac, sans oublier une petite glace ? Bien évidemment !

Et voilà qui clôture une superbe journée. La prochaine fois, je n’attendrai pas vingt ans avant de revenir !

Lors de cette journée, nous avons été les invités du Musée olympique et de l’Office de tourisme de Lausanne et les en remercions. Notre avis reste toutefois 100 % le nôtre !

 

 

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One thought on “Une journée sur les pentes de Lausanne

  1. Ah tient je ne connais pas Lausanne, dommage de ne pas m’y être arrêté !

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