QUÉBEC // Montréal : café à chats et feuilles d’automne sur le Plateau Mont-Royal

En attendant plus de nouvelles en direct du Guatemala, je vous propose de me suivre pour mes deux escales : Montréal et Miami.

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Aujourd’hui, direction Montréal. Sans dire que je connais cette ville comme ma poche, cela fait quelques fois que je viens la visiter (trois fois en un an) et je commence à prendre mes marques, j’arrive à m’orienter sans plan (ou presque). J’adore son atmosphère unique, cosmopolite, une ville immense mais sans rien d’étouffant, avec ses rues bordées d’arbres, ses escaliers extérieurs, ses petits commerces…

Entre mon arrivée à Montréal et mon avion pour Miami, j’avais une grosse demi-journée à occuper et une minuscule nuit pour en rajouter une couche après la nuit en train. Une fois mes bagages déposés chez mon amie Nadia (rencontrée via Couchsurfing, un jour je vous parlerai de mes rencontres sur canapé…), six longues heures s’étendaient agréablement devant moi avant la tombée de la nuit. Qu’allais-je en faire ? Le champ des possibles est immense à Montréal, et je suis loin d’avoir vu tous les sites intéressants (fort heureusement !).

Vous le savez peut-être, 2016 a été assez dure avec moi au niveau personnel, avec des décès dans la famille, une dépression et globalement, une grosse perte d’envie de tout. Mardi 9 novembre, veille de mon départ, Trump a été élu président des États-Unis, en sorte d’apothéose à cette année pourrie. Je ne vis pas aux États-Unis, mais cette nouvelle a anéanti le peu de foi qu’il me restait en l’humanité.

Je n’avais donc qu’une envie en allant à Montréal : de la tendresse, de la chaleur, du réconfort.

Et pour cela, je ne connais qu’un seul remède : aller dans un café à chats. Ou un café à chiens. Ou les deux. Parce que rien de tel que les bestioles à quatre pattes pour faire oublier les soucis du genre humain.

En descendant au métro Sherbrooke, le square Saint Louis m’attend. Couvert de feuilles dorés, il est bordé de belles maisons en pierre cossues. Dans les feuilles, d’énormes écureuils plus gros que des chihuahuas de taille moyenne se gavent avant leur longue sieste hivernale, les joues gonflées de tout ce qui leur passe sous la dent.

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Comme à mon habitude, je m’oriente selon l’art de repérer un joli coin de rue/bâtiment/panorama et de me diriger dans cette direction, en gardant un cap global vers ma destination finale. Ce n’est pas une science exacte, hein. L’avenue Laval m’attire au bout du square, avec ses arbres à moitié dégarnis et ses belles rangées d’escaliers. Je remonte l’avenue en m’extasiant et en faisant sourire les passants, amusés par cette touriste à l’allure d’une itinérante qui prend des photos des écureuils (équivalent local du pigeon français). Je croise autant de Français de France que d’écureuils, mais ils sont moins intéressants, je ne les prends pas en photo.

Au carrefour de la rue Duluth, je sais que je suis au bon endroit. Fresques éclatantes, arc-en-ciel LGBT sur les panneaux de rue, art urbain, boutique qui vend des bonbons au chanvre ? C’est légal ? Une rue parfaite pour le café Chat l’Heureux, qui se trouve à quelques centaines de mètres sur la gauche.

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Quand j’entre, c’est un havre de paix. Nous sommes à l’heure du déjeuner, le lieu est fréquenté mais pas trop, et les petits habitants sont au rendez-vous. Pas moins de huit chats résidents, plus une portée de minuscules chatons joueurs.

Le lieu est chaleureux, bien décoré sur le thème félin et excellente surprise : ce que je commande est succulent. La soupe courge-aubergine est fantastique, les croûtons à l’huile d’olive aussi. L’un des membres du personnel assure le spectacle en faisant jouer les félins, les petits chatons nous sautent sur les genoux, j’ai envie d’emménager définitivement dans cette bulle de bonheur.

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Au bout d’une heure, je ressors malgré tout dans l’effrayant monde extérieur, car je tiens à aller voir le café à chiens. Il n’est pas à la porte à côté, mais une petite balade d’une demi-heure le long de la rue Duluth, toujours aussi sympathique, m’y amène facilement. Je passe par le parc La Fontaine, où les écureuils écument ici aussi les allées en bandes organisées.

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Le Doggy Café est moins chaleureux que son homologue félin, mais j’y passe un bon moment et j’aime le concept, alors je vais en dire du bien. On peut y venir avec son chien qui reste en liberté dans le café pendant qu’on sirote un délicieux smoothie (j’ai pris celui au cheesecake… mamma mia !). Depuis que j’ai un toutou, je me rends compte à quel point les chiens peuvent être contraignants : une balade au parc, envie d’un café au retour : Médor attend dans la voiture ou on fait une croix sur le café ? Plus de lieux comme le Doggy café serait une bonne chose, surtout au Canada où tout le monde ou presque a un chien !

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Je me suis amusée une heure avec deux chiens qui ne demandaient qu’à jouer avant de repartir. J’avais envie de flâner sur la rue Mont-Royal, mais finalement, mon envie de shopping m’est passée et je me suis contentée de filer vers le métro pour un dernier arrêt avant la nuit : le parc Jean Drapeau. Pas du tout sur le Plateau, mais sur l’île Saint Hélène, enjambée par le pont Jacques Cartier.

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Hostie ! Une église qui sacre pour attirer des fidèles ?!

En sortant du métro, on tombe nez à nez avec la Biosphère, immense structure aérienne qui abrite le seul musée consacré à l’environnement en Amérique du Nord (c’est dire si cette question est brûlante ici…). Je n’y suis pas allée, mais j’ai profité de l’exposition gratuite à l’entrée, sur le changement climatique en Amérique du Nord.

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De l’autre côté du métro, la promenade le long du fleuve offre un point de vue privilégié sur Montréal. Je suis allée m’asseoir sur les berges pour contempler le soleil couchant derrière les gratte-ciel, heureuse d’avoir fait le détour malgré la température en chute libre.

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Et voilà ! Une belle après-midi à Montréal. J’ai marché environ deux à trois heures, passé autant de temps dans les différents cafés… un bon équilibre, non ?

Accès

Café Chat l’Heureux, 172 Duluth Est (ligne orange, métro Sherbrooke ou Mont-Royal)

Doggy Café, 4493 rue Papineau, au coin de la rue Mont-Royal, (ligne orange, métro Mont-Royal)

Parc Jean Drapeau, station jean Drapeau (ligne jaune)

Et toi, tu as des lieux chaleureux ou insolites à me conseiller pour ma prochaine visite à Montréal ? Je t’attends dans les commentaires !

 

 

 

 

 

 

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3 thoughts on “QUÉBEC // Montréal : café à chats et feuilles d’automne sur le Plateau Mont-Royal

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