FRANCE // Cinq lieux immanquables pour une première visite à Lyon

Alors comme ça, tu viens de découvrir que Lyon a été élue « meilleure destination européenne sur un week-end en 2016″ et tu te dis que tu irais bien visiter la Capitale des Gaules. Excellente idée ! Mais un week-end, c’est court, très court…

Depuis ce matin, j’essaie de faire la liste des cinq lieux incontournables à Lyon. C’est le moment de vérité : je n’y arrive pas. Ce n’est pas que je n’arrive pas à trouver cinq lieux… je n’arrive pas en trouver QUE cinq ! Trouver les cinq « lieux immanquables » de Lyon, c’est presque mission impossible. Disons que je vais donner cinq lieux dans cette chronique, et j’en referai probablement une deuxième d’ici quelques semaines.

Le quartier de l’Hôtel de Ville

La place des Terreaux est une splendeur. Ramenée à la vie après avoir été dominée par les voitures pendant de nombreuses décennies (difficile à imaginer !), c’est un vrai écrin qui s’offre ici aux piétons. La façade de l’Hôtel de ville domine bien évidemment le panorama avec sa stature et ses dorures, mais ne te laisse pas aveugler : le reste de la place vaut aussi le coup d’œil. La fontaine Bartholdi évidemment, mais aussi le Musée des Beaux-Arts dont on entrevoit la cour au sud de la place (ne sois pas timide et va profiter des jardins !). Les terrasses sont bondées en été mais l’endroit est excessivement agréable.

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De là, tu peux aller en direction du Rhône en longeant l’Hôtel de ville par des rues un peu minables, mais la vue de l’Opéra te fera bien vite oublier les odeurs de kebab. Couronné de sa coupole par Jean Nouvel, il ressemble à un hangar à dirigeables somptueux mais n’en est que plus mémorable. La place Louis Pradel s’ouvre ensuite sur le Rhône et il te suffit de traverser le pont pour accéder aux Berges.

Coté Saône, c’est un joyeux mélange de quartier populaire, de commerces alternatifs dont une concentration assez folle de pierceurs-tatoueurs et de boutiques de japanimation. Les tous nouveaux Quais de Saône redorent agréablement le blason de ce qui était autrefois un coin pas forcément fréquentable, et fait aujourd’hui une vraie alternative aux Berges du Rhône. Le week-end, l’endroit accueille un marché aux bouquinistes.

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Pour un vrai quartier bobo, c’est au-dessus de l’Hôtel de ville que ça se passe, au bas des pentes. Remonte la rue Romarin pour trouver le cyclo-café La Bicycletterie, les cupcakes de Laureline’s Corner et À chacun sa tasse, ou oblique sur la rue Désirée en cours de route pour trouver le Crock’n’Roll. Vers la rue des Capucins, le café Mokxa et la Café Cousu près du passage Thiaffait, véritable rue des créateurs. Sans oublier pléthore de friperies, magasins vintage, magasins d’art, magasins de jeux de société, bref tu l’auras compris, j’adore le côté bobo du bas des pentes (… et je n’ai pas une seule photo parce qu’à l’époque, je ne prenais pas de photos de cafés ! Désolée)

Le quartier du Vieux Lyon

Touriste, ce quartier te tend les bras ! Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, sublime, chargé d’histoire, le Vieux Lyon, c’est du sérieux. Les Lyonnais ont d’ailleurs tendance à le fuir tant il plaît aux touristes mais moi, j’adorais aller m’y promener le dimanche, quand tout le reste de la ville est fermé.

Commence par la rue Saint Jean, la plus touristique d’entre toutes. Belle et bien achalandée, c’est certain, mais tellement envahie… Vas-y tôt le matin pour éviter la foule. Jette un oeil à la vitrine du Musée du cinéma et de la miniature, et file vite dans les autres rues.

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Car tout l’intérêt du Vieux Lyon, ce sont les pépites à découvrir ! Celles qui ne s’offrent pas facilement, qu’il faut chercher un peu. Les petites rues qui donnent l’impression d’être au Moyen-Âge, surtout de nuit. Par exemple, pour trouver la Tour Rose (la tour en question, pas l’hôtel), il te faudra pénétrer au fond d’une petite cour que rien ne distingue des autres, si ce n’est un discret panneau en fer, au 16 rue du Bœuf. Tu peux aussi te prêter au jeu de pistes des traboules, ces « rues couvertes » (en fait des passages dans les immeubles) médiévales qui font office de raccourcis entre les rues et te donneront un aperçu unique des cours intérieures à la lyonnaise. Tu peux en trouver un plan ici. Elles sont signalées par des panneaux et n’hésite pas à te lancer : si la porte est ouverte, tu peux y aller.

Le Vieux Lyon compte aussi un jardin archéologique, un palais de justice tout rénové avec une esplanade qui vaut le détour, d’innombrables escaliers (mention spéciale à la montée Nicolas de Lange ! Je te défie de la monter sans t’arrêter !) et bien sûr Fourvière la magnifique, qui toise la ville.

Le dimanche matin, le marché de la création regroupe peintres, sculpteurs, bijoutiers, artisans de tout crin pour ce qui est une excellente d’occasion de ramener des cadeaux pas kitsch à ta famille, de te faire plaisir ou tout simplement d’arpenter le pavé comme dans une galerie à ciel ouvert.

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Pour les pauses gourmandes, rendez-vous chez les glaciers Terre Adélice et Nardone pour des parfums délicieux et originaux, comme la glace au riz, au romarin, au chèvre (en plus des parfums normaux, rassure-toi !).

Le quartier de la Confluence

Dernier-né des quartiers de Lyon, il fait partie de mes chouchous. Surgi de terre il y a à peine cinq an, le quartier de la Confluence redonne vie à ce qui était autrefois les bas-fonds de la ville : « derrière Perrache ». On ne savait pas trop ce qui se tramait derrière la gare de Perrache (enfin si : les camionnettes de prostituées de Perrache restent mythiques…) et surtout, on n’y serait allés pour rien au monde. Même si on nous payait. La gare était déjà bien assez glauque, alors, derrière…

Mais ça, c’était avant. Maintenant, derrière Perrache, il y a le tram, le deuxième centre commercial de la ville, une marina, des bureaux avec une architecture qui en jette. Des yachts. Des restaurants hors de prix. L’espace d’art contemporain La Sucrière. Il y a même un vaporetto !

Bref, j’adore la Confluence. Les boutiques du centre commercial me laissent de marbre mais j’adore son architecture. La marina est extrêmement agréable en été, et en suivant la Saône, on arrive à des pépites en matière de réhabilitation de vieilles friches portuaires fluviales. Les bâtiments ont été préservés, tout comme ces géants de fer sortis tout droit d’un rêve steampunk, les portiques en acier servant à mettre à l’eau les bateau, mais aussi les rails d’anciens chemins de fer surgis d’on ne sait et qui allait on ne sait où.

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Sans oublier ces immeubles absolument improbables et criards ! Bref, la Confluence, c’est Lyon tournée vers l’avenir.

Les Berges du Rhône

Mes chères berges… qu’aurais-je fait sans vous, toutes ces années ? J’ai vécu l’époque des parkings sur les berges, j’ai même vécu la Fosse aux ours à Guillotière, et ce n’était pas joli-joli. J’ai vécu le moment où la ville a enfin pris conscience qu’elle devait vivre avec son fleuve. Et croyez-moi, quelle bouffée d’oxygène !

Je pourrais faire une chronique entière sur les Berges. Je le ferai probablement. Du haut du parc de la Tête d’Or, sauvages et indomptées avec des plages secrètes, elles s’apaisent peu à peu à la hauteur de l’Hôtel de ville, deviennent plus civilisées, voire franchement accueillantes avec des chaises longues sur toute la hauteur du 6e arrondissement.

Au niveau du 3e, elles s’élargissent et mettent en vedette les péniches, stars des apéros et soirées estivales, où il te faudra payer chèrement ta place. Face à Bellecour, elles se transforment carrément en agora, un vrai lieu de rencontre pour tous les bobos de Guillotière.

Un peu plus bas, les boloss font de la gonflette sur les parcours de santé et les personnes âgées et/ou fortunées embarquent pour une croisière fluviale sur les bateaux en partance pour Avignon, Nîmes ou la Camargue.

Sous Perrache, on ne rencontre plus guère que des coureurs et quelques promeneurs occasionnels, ceux qui savent qu’on trouve des pontons personnels à condition de venir assez tôt et qu’à l’entrée du parc de Gerland, on trouve de vrais figuiers.

Si tu viens pour une première visite, la section entre Guillotière et l’Hôtel de ville est parfaite pour commencer, mais n’hésite pas à aller jusqu’à la Tête d’Or si tu te sens d’humeur sportive. De bout en bout, les Berges font 5 km tout de même.

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Autour de Bellecour

J’ai déjà couvert l’Hôtel de Ville et Confluence, mais il restait une partie de la Presqu’Île que j’adore, et elle se trouve autour de la place Bellecour. la Place, c’est bien, mais comment dire… il n’y a rien ? C’est un bon point de rendez-vous entre amis et un bon départ de pas mal de manifestations, mais sinon, pas grand chose à voir.

Autour, par contre, on y trouve la place des Jacobins toute refaite de neuf, et le Théâtre des Célestins avec ses magnolias insensés.

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On y trouve la rue du Plat avec l’incontournable librairie du voyage Raconte-moi la Terre. Ou la librairie culinaire In Cuisine, à l’angle nord de la place. Côté Rhône, la place Antonin Poncet avec sa fleur gigantesque, héritée d’une Fête des Lumière, et une belle vue sur les universités juste en face. C’est aussi le début de la « Rue de la Ré », la rue de la République où tu trouveras toutes les grandes enseignes.

Bref, Bellecour, on n’y vient pas pour les monuments, mais pour les boutiques, et on n’en repart pas déçus.

Voici un premier aperçu de Lyon, qui devrait déjà t’occupe deux bonnes journées. Je reviens d’ici quelques temps avec d’autres lieux à découvrir dans cette ville superbe !

C’est où ?

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3 thoughts on “FRANCE // Cinq lieux immanquables pour une première visite à Lyon

  1. Je n’habite pas loin (Grenoble) mais je vois que je ne connais presque rien de Lyon!

    1. Audrey

      La réciproque est vraie : en ayant habité 12 ans à Lyon, je suis allée visiter une fois Grenoble qui pourtant est très intéressante 🙁 Et une fois Saint-Etienne, une fois Dijon… je ne parle même pas des villes à une heure de train dans le Sud : Avignon ? Nîmes ? Bah non plus. On a tendance à rester chez soi et à ne plus en sortir…

  2. […] les cinq immanquables de Lyon, voici cinq endroits secrets pour les Lyonnais et les autres […]

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