QUÉBEC // Randonnées d’automne en Gaspésie

Qui ne rêve pas de découvrir le Canada en automne ? Couleurs inouïes et douceur de l’arrière-saison, c’est le moment idéal pour faire un road-trip sans la foule ou découvrir les parcs nationaux juste avant la fermeture des services, en dernier tête-à-tête avec la nature avant son hibernation. Ça tombe bien, c’était justement le programme de mon voyage au Québec début octobre : partir à l’assaut des sentiers pour admirer et apprécier la Gaspésie sans la foule, randonner autant que possible et évidemment, revenir des étoiles plein les yeux. Mission accomplie ! Je vous donne mon ressenti et des infos pratiques sur mes randonnées d’automne en Gaspésie.

Ce billet a été écrit avec le soutien de Québec Maritime.

Parc national de la Gaspésie (Sainte-Anne-des-Monts)

Le parc national de la Gaspésie était clairement le point de mire de notre séjour. J’étais restée frustrée de ne pas avoir pu le visiter lors de mon road-trip en Gaspésie en 2018, le parc étant alors totalement interdit aux chiens. C’est ce qui m’a poussée à revenir pour passer cinq jours à Sainte-Anne-des-Monts afin de profiter au maximum des couleurs d’automne en Gaspésie. Je ne suis pas revancharde ni têtue, non non.

Si vous aussi, vous rêvez de sommets roux et de couleurs fabuleuses, c’est le bon endroit ! En revanche, soyez prévenus : dès le 1er octobre, certains sommets sont fermés au public pour protéger la reproduction de la population de caribous du parc. Saviez-vous que le parc national de la Gaspésie est d’ailleurs le seul endroit au sud du Saint-Laurent à abriter ces caribous [nom nord-américain des rennes, pour ceux qui me lisent de l’Europe] ? Le mont Albert, Xalibu et Jacques-Cartier sont alors totalement inaccessibles au public, à mon grand désarroi… Le parc offre malgré tout de quoi passer d’excellents moments mais pour gravir les sommets les plus hauts, il faut venir en été.

Le Lac aux Américains

Plus une balade qu’une randonnée, le lac aux Américains ne demande qu’un petit quart d’heure de marche pour atteindre une cuvette glaciaire avec un “mini-Lac Louise” – dixit le centre d’accueil. Si cette vallée glaciaire n’a évidemment pas la stature des lacs de l’ouest canadien, elle fait un bon objectif si vous avez envie d’une balade tranquille et facile avec évidemment une jolie vue au bout. À noter, le chemin est accessible aux personnes en fauteuil roulant.

Le chemin monte doucement avant d’arriver à un petit pont. La vallée glaciaire se dessine déjà à ce stade. Plus que quelques mètres et vous êtes arrivés. Au niveau du lac, un abri pour pique-niquer au sec si besoin, ainsi qu’un ponton aménagé d’où on a la plus belle vue sur le lac. Soyez respectueux et ne nourrissez pas les oiseaux comme le font certains : ils se nourriront très bien tous seuls des miettes de votre sandwich, inutile de les habituer à venir manger dans la main. Sur votre gauche, le mont Xalibu, et sur la droite, le mont Joseph Fortin.

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Si vous regardez de près… vous verrez que la surface de l’eau est légèrement gelée !

  • Longueur : 2,6 km aller-retour
  • Durée : 1 h
  • Type : linéaire, forêt
  • Difficulté : facile
  • Dénivelé : 80 m
  • Accès : stationnement “Lac aux Américains”, route 160, secteur Monts McGerrigle

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Mont Ernest Laforce

Le mont Ernest Laforce est le “meilleur rapport effort-panorama” du parc, et si vous visez une randonnée familiale, sans difficulté particulière, c’est effectivement celle qu’il vous faut. En terme de panorama pur et dur, je préfère la randonnée du mont Joseph Fortin ou du mont Olivine, mais elles demandent autrement plus d’efforts, de temps, d’organisation. Le début du sentier du mont Ernest Laforce a beau être réputé pour ses orignaux, en croiser un dans les 20 premiers mètres nous fait un sacré choc !! C’est toujours une surprise pour moi de voir de gros animaux sauvages en pleine nature et cette rencontre me met le sourire pour la journée (on croisera d’ailleurs deux cerfs sur la route au retour).

Après un départ à plat, le sentier se divise en une boucle et nous prenons par la gauche. C’est une montée assez douce parmi les bouleaux jaunes, à travers lesquelles on devine les sommets enneigés alentour. OUI, début octobre, il peut neiger en Gaspésie, qu’on se le dise ! Non loin du sommet, les arbres s’effacent pour laisser place à une végétation subarctique. Depuis la plateforme au sommet, c’est tout le parc national de la Gaspésie qui est visible, avec une vue imprenable sur le Mont Albert et le mont Jacques-Cartier.

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Non loin du sommet. En face, le mont Olivine et le début du plateau du Mont Albert sur la droite.

  • Longueur : 4,6 km
  • Durée : 1 h 30- 2 heures selon votre temps de béatitude au sommet
  • Type : boucle, forêt, prairie subarctique
  • Difficulté : facile à intermédiaire selon votre forme
  • Dénivelé : 155 m
  • Accès : stationnement “Mont Ernest-Laforce”, route 16, secteur Monts McGerrigle

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Mont Joseph Fortin

L’histoire de notre randonnée au mont Joseph Fortin, c’est l’histoire d’un rendez-vous manqué avec le mont Richardson. Le sentier du mont Richardson est voulu comme le “secret le mieux gardé du parc”, comme un “beau défi physique”, bref, on avait bien envie de se frotter à ce qui s’annonçait comme une rando intéressante à bien des égards, qui satisferait à la fois Etienne pour la partie physique, et moi pour la partie panorama.

Sauf qu’en randonnée, le physique est une chose, et le mental en est une autre. Après avoir gravi un premier raidillon de 3 km, nous faisons l’erreur d’aller au belvédère de la Falaise. C’est très beau, mais il aurait plutôt fallu y aller au retour. Un km à plat, 2 km aller-retour, ça compte beaucoup à ce stade.

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Et pourtant, qu’il était beau ce belvédère de la Falaise !

Nous voilà avec déjà 5 km dans les pattes. Après un plateau, le sentier du mont Richardson se met à descendre. Beaucoup. Et le mont Richardson, lui, est bien visible, et on voit qu’après avoir beaucoup descendu, on va devoir beaucoup remonter. Et réciproquement au retour. La motivation me lâche donc dans la descente. C’est bête mais c’est comme ça. Pour ne pas rester sur une déroute totale, nous prenons la tangente et nous nous replions vers le mont Joseph Fortin, accessible depuis le plateau juste après le sentier de la Falaise. Ce sommet-là a le bon goût d’être plat, et d’offrir une vue spectaculaire sur le Lac aux Américains. Et voilà comment on transforme un demi-échec en excellente journée.

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Vue grand angle du Lac aux Américains depuis le mont Joseph Fortin. Imaginez un peu pique-niquer ici…

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  • Longueur : 11 km aller-retour pour le mont, ajouter 2 km aller-retour pour la Falaise
  • Durée : 4-5 heures
  • Type : linéaire, forêt
  • Difficulté : intermédiaire à difficile selon votre forme
  • Dénivelé : 490 m
  • Accès : stationnement “Mont Joseph Fortin”, route 160, secteur Monts McGerrigle

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Chutes Sainte-Anne

Les chutes Sainte-Anne sont une randonnée très facile au départ du centre de découverte, à faire pour apprécier la musique agréable de la rivière Sainte-Anne, si vous raffolez des cascades ou en route pour le mont Olivine. Le sentier monte raide très brièvement juste après le centre de la découverte, avant de longer paisiblement la rivière presque à plat. Une plateforme permet de voir les chutes. Si vous manquez de temps, vous pouvez vous arrêter sur la route 299 au stationnement prévu à cet effet, pour accéder aux chutes en deux minutes.

  • Longueur : 1,7 km aller-retour depuis le centre d’accueil ou 100 m depuis le stationnement juste à côté
  • Durée : 30 minutes
  • Type : linéaire, forêt
  • Difficulté : facile
  • Accès : centre de la découverte ou stationnement “Chutes Sainte-Anne”, secteur du Mont Albert

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Chutes du Diable

Après les chutes Sainte-Anne, le sentier continue à longer la rivière du même nom en montant doucement dans la forêt. Il s’agit d’un chemin en gravier et non d’un sentier à ce stade. La route 299 a beau être non loin, elle est très peu fréquentée et le silence n’est brouillé que par le ruisseau. Le passage du Ruisseau du diable, à environ 3 km du centre de la découverte, n’a rien de diabolique à mes yeux : c’est plutôt une vision de paradis à cette époque ! C’est clairement mon endroit préféré de ce segment du sentier, avec la pente dorée du mont Ernest Laforce en toile de fond. Voyez-vous comme les mélèzes sont beaux ?

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Après ce passage, nous passons à un sentier en terre et petits rochers, bordé de racines moussues et plus raide, jusqu’à atteindre les Chutes du Diable quelques centaines de mètres plus haut. Un belvédère permet d’apprécier la vue. Pour les photographes, privilégiez un départ le matin pour avoir les chutes ensoleillées avant midi.

  • Longueur : 7 km aller-retour
  • Durée : 2-3 heures
  • Type : linéaire, forêt
  • Difficulté : facile à intermédiaire selon votre forme
  • Dénivelé : 120 m
  • Accès : centre de la découverte

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Mont Olivine

Peut-être grâce au beau temps, le mont Olivine fait l’unanimité : c’est tout simplement notre rando préférée au parc de la Gaspésie. Jugez du peu : un sentier trois-en-un puisqu’il passe par les chutes Sainte-Anne et du Diable, le bonheur de découvrir une vallée secrète une fois sur la plateau, des mélèzes de toute beauté… Le tout accessible en seulement 2 heures de montée relativement facile : on dit oui !

On commence au centre de la découverte. Le sentier suit la rivière Sainte-Anne, passe par les chutes du même nom, puis devant la chute du Diable. Ensuite, la montée commence vraiment, sur un sentier un peu humide avec de grosses pierres, encadrées par une forêt moussue. Rien de bien méchant, et on arrive vite au plateau et à un embranchement où se pose le dilemme du jour : mont Olivine ou abri de la Serpentine ? Les deux sont à égale distance, mais le mont Olivine promet une meilleure vue.

Nous prenons la direction du sommet, à seulement 1,5 km de là. En 20 minutes de montée un peu raide, avec quelques grosses roches qui obligent à utiliser les mains, nous voici sur un plateau avec un panorama à 360 degrés : d’un côté le mont Ernest Laforce, et de l’autre, beaucoup plus intéressant, le mont Albert et son plateau, le lac du Diable et une vallée glaciaire parsemée de mélèzes. C’est la béatitude. Nous pique-niquons en buvant cette vue jusqu’à plus soif, d’autant plus ravis que seules deux autres personnes se montreront lors de notre pause. Le bruit du vent et du silence, il n’y a que ça de vrai.

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Au retour, je vous encourage à vous approcher du lac du Diable. Cela n’ajoute que quelques centaines de mètres à plat et la vue vaut le détour. Je serais bien curieuse de savoir ce que le Diable a bien pu manigancer par ici pour avoir un lac, une cascade et un ruisseau à son nom !

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  • Longueur : 8,8 km aller-retour, environ 600 m aller-retour pour voir le lac
  • Durée : 3-4 heures selon votre temps de béatitude au sommet
  • Type : linéaire, forêt
  • Difficulté : intermédiaire à difficile selon votre forme
  • Dénivelé : 365 m
  • Accès : centre de la découverte. Il est aussi possible de gravir le sommet depuis la route 299.

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Où boire et manger dans le parc national de la Gaspésie

Je tiens à parler du gîte du Mont Albert. Car vous en connaissez beaucoup, vous, des endroits où on peut littéralement terminer sa randonnée par une boisson réconfortante ? Le gîte est un hébergement situé au niveau du centre de découverte, qui propose des chambres, des chalets, et surtout un bar-restaurant des plus agréables une fois le moment d’oublier l’effort pour passer au réconfort. Bière de la microbrasserie locale le Malbord pour Etienne, mokaccino pour moi, poutine et nachos pour nos voisines à la table d’à côté… Qu’on était bien, à s’écrouler se requinquer dans la grande salle lumineuse à chaque fin de journée, une fois nos randos terminées. Le bar peut aussi vous préparer des paniers pique-nique.

Mon seul reproche : ce n’est pas sympa, mais alors pas sympa du tout, de mettre le sauna au niveau des toilettes du bar, et de ne pas en autoriser l’accès aux randonneurs qui ne séjournent pas au gîte, qui sont fatigués et qui aimeraient vraiment aller soulager leurs muscles endoloris au chaud.

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Parc national de Forillon, Gaspé

On change de décor, direction le bout du monde. Au départ, le parc national de Forillon n’était pas du tout au programme : trop loin de Sainte-Anne-des-Monts, il nous semblait trop ambitieux d’y aller lors de notre petite semaine en Gaspésie. Et puis nous avons ajouté deux jours à notre programme, et puis ma copine Bianca du blog La Grande déroute était dans les parages, et c’est ainsi que de plans sur la comète à des fils en aiguille, on s’est retrouvés à faire l’aller-retour lors d’une journée radieuse où nous avons fait six heures de route, mais quelle route ! La route 132 est la route mythique de la Gaspésie, la fameuse “route des phares”, une route des falaises où chaque virage au bord de l’eau apporte un panorama plus exceptionnel que le précédent. J’en ai pris, des photos à travers le pare-brise, à me retenir de demander à Bianca de s’arrêter toutes les dix minutes !

Mais revenons à la rando du jour : j’ai choisi le tour du Mont Alban, qui m’avait fait grande impression lors de ma venue en été. Le sentier monte très fort l’espace d’un kilomètre, avant de vous mettre face à un choix : continuer tout droit ou monter par un escalier sur la droite. Si vous avez le temps et l’énergie de faire la boucle de 8 km, je vous conseille de prendre tout droit. Le sentier traverse ensuite une forêt, descend puis remonte doucement. Ainsi, vous garderez le clou du spectacle, à savoir la tour d’observation, pour la fin.

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Gaspésie, automne, tout est là !

Si vous n’avez pas le temps, prenez les escaliers, endurez 1,5 km supplémentaire en montée et vous serez à la tour en moins de 45 minutes-1 h depuis le parking. À ce stade, faire la boucle n’a plus vraiment d’intérêt visuel car la vue depuis la tour est insurpassable, mais cela peut toujours vous permettre de prolonger votre journée. Avant ou après la blade, faites le petit crochet par le Cap Bon-Ami, juste en bas du départ du sentier, pour voir des falaises, des phoques, des cormorans et une jolie plage.

Tour du Mont Saint-Alban

  • Longueur : 8 km pour la boucle, 3,5 km aller-retour pour la tour seule
  • Durée : 2-3 heures selon votre temps de contemplation au sommet
  • Type : boucle ou linéaire, forêt
  • Difficulté : intermédiaire à difficile selon votre forme
  • Dénivelé : 350 m
  • Accès : secteur Nord, stationnement du Cap Bon-Ami

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Voyez-vous les phoques en bas à gauche ? <3

Mont Saint-Joseph

Pour les deux derniers jours de notre séjour, nous sommes allés dans la station balnéaire de Carleton-sur-Mer, dans la Baie des Chaleurs. Moins connu que ses cousins les parcs nationaux, le Mont Saint-Joseph est une montagne aménagée où on peut y pratiquer randonnée et vélo de montagne, ou simplement grimper au sommet… en voiture. Mais dans ce billet consacré à la randonnée, je vais évidemment vous parler d’une façon d’accéder au sommet en transpirant un peu.

Sentier du Cap-Ferré

La façon la plus sportive serait de laisser sa voiture à Carleton-sur-Mer et de grimper les 10 km à pied. C’est faisable mais pas forcément très bucolique, puisque cela amènerait à longer la route sur la majorité du chemin. L’autre solution est de se garer au premier stationnement et d’emprunter le sentier du Cap Ferré. Il monte dans la forêt pendant 1,6 km avec deux points de vue aménagés, jusqu’à arriver au stationnement du sommet. Les services au sommet ferment début octobre mais le belvédère reste bien accessible. La vue est une vraie surprise : je ne m’attends pas à voir aussi loin : on voit jusqu’au mont Carleton au Nouveau-Brunswick. Et ces couleurs, on en parle ? Non, on reste bouche bée.

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Depuis le Mont Saint-Joseph, la symphonie de la Gaspésie automne

  • Longueur : 3,2 km aller-retour
  • Durée : 1-2 heures selon votre temps de béatitude au sommet
  • Type : linéaire, forêt
  • Difficulté : facile à intermédiaire selon votre forme
  • Dénivelé : 160 m
  • Accès : stationnement sur la rue de la Montagne ou au sommet (entrée payante en été)

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C’est fini pour les randonnées d’automne, mais soyez patients : je reviens bientôt avec un autre billet sur mon itinéraire en Gaspésie, notamment pour vous parler du parc national de Miguasha, l’un des sites fossilifères les plus importants au monde.

Infos pratiques

Droit d’entrée aux parcs nationaux

Le Québec a la particularité d’avoir des parcs nationaux gérés par la SÉPAQ et d’autres par Parcs Canada.

  • Parcs de la SÉPAQ (Gaspésie, Miguasha) : 8,75 $/jour pour les personnes de plus de 17 ans, gratuit pour les enfants. La carte annuelle vaut 79 $/adulte, valable 12 mois dans tous les parcs nationaux du Québec, peut être une bonne affaire si vous restez longtemps. Plus d’informations ici.
  • Parcs Canada (Forillon) : bon plan : l’entrée n’est que de 5,75 $/jour/adulte en automne (3 septembre au 14 octobre). Elle est gratuite pour les moins de 17 ans. Ici aussi, la carte annuelle de Parcs Canada, qui vaut 67,70 $/adulte ou 136,40 $/voiture jusqu’à sept personnes, peut être rentable. Plus d’informations ici.

Quand aller en Gaspésie pour voir les couleurs d’automne

J’ai effectué ce voyage du 5 au 12 octobre 2019. La Gaspésie possède moins d’érables que d’autres régions du Québec : ne vous attendez pas à voir beaucoup d’arbres vraiment rouges, ici on donne plutôt dans le bouleau doré et le mélèze fauve et tout le camaïeu du roux… Avec un rayon de soleil, c’est tout aussi beau. Globalement, prévoyez votre voyage la première quinzaine d’octobre pour mettre toutes les chances de votre côté pour voir des couleurs d’automne sublimes tout en profitant toujours des services offerts par les parcs. La saison touristique se termine pour de bon à l’Action de Grâce (deuxième lundi d’octobre) et de nombreux établissements ferment après cette date.

Randonner en Gaspésie à l’époque de la chasse ?

Toutes les randonnées présentées ici sont pratiquement garanties sans chasseurs : les parcs nationaux leur sont interdits, et le Mont Saint-Joseph vise aussi à être un sanctuaire pour profiter du plein-air. Si vous décidez de randonner ailleurs, notamment dans les réserves fauniques comme celle des Chics-Chocs, je vous en conjure : portez de l’orange (le fameux “orange chasseur”), portez un dossard, faites du bruit, et renseignez-vous sur les sentiers qui pourraient être fermés à la randonnée. Ne prenez pas de risque inutile  et évitez à tout prix les randos à ‘laube et au crépuscule.

Randonner en Gaspésie à l’époque des ours ?

L’automne est une saison importante pour les ours, qui tâchent de se gaver le plus possible pour constituer leurs réserves avant l’hibernation. Le parc national de la Gaspésie ne semble pas abriter de populations d’ours friande de contact humain, et vous aurez plus de chances de croiser un original qu’un ours. Au parc de Forillon, en revanche, les chances sont plus élevées. Je n’ai pas d’informations pour le Mont Saint-Joseph. Pour éviter les mauvaises rencontres : faites du bruit. Chantez fort, chantez faux, cassez les oreilles des autres randonneurs peut-être, mais faites du bruit. Simplement porter une clochette ne suffit pas. Si malgré tout, vous rencontrez un ours, laissez-lui de l’espace et ne tentez jamais de l’approcher ou de le nourrir.

Où dormir en Gaspésie

Je vous renvoie à mon billet sur des hébergements insolites en Gaspésie pour des informations plus complètes et des photos, mais voici un résumé des hébergements en question (tous ne sont pas forcément disponibles en automne, contactez-les) :

  • Chalet Épicéa, 16 rue du Verger, Sainte-Anne-des-Monts : un chalet avec une superbe déco et une belle vue, et accessoirement quatre chambres (deux doubles, deux simples) ! Excellent rapport qualité-prix, à 35 minutes du parc national de la Gaspésie
  • Auberge et chalets Griffon Aventure, 829 boulevard Griffon, L’Anse-au-Griffon : un établissement décontracté qui propose des lits en dortoir, des chalets et hébergements insolites à 15 minutes du parc de Forillon.
  • Hostellerie Baie-Bleue, 482 boulevard Perron, Carleton-sur-Mer : un hôtel/centre de congrès très bien placé à Carleton sur Mer. À 10 minutes du Mont-Saint-Joseph et 20 minutes du parc national de Miguasha.
  • contrairement aux autres établissements, je n’ai pas testé le Gîte du Mont Albert mais si vous voulez être au plus proche des sentiers du parc national des la Gaspésie, vous ne pouvez pas faire mieux. Isolement garanti loin de la civilisation !

Et vous, êtes-vous déjà allés en Gaspésie pour voir les couleurs d’automne ? Avez-vous d’autres sentiers à conseiller en cette saison ? Je vous attends dans les commentaires ! Oyez, oyez. Ce billet contient des liens affiliés. Pour ce voyage, j’ai été l’invitée de la SEPAQ et de l’Hostellerie Baie-Bleue en partenariat avec Québec Maritime. J’ai payé le séjour au Chalet Épicéa sur mes deniers.

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8 thoughts on “QUÉBEC // Randonnées d’automne en Gaspésie”

  1. Tu réussis un tour de force. Magnifier la Gaspésie qui n’en a pourtant nul besoin! Je crois que je peux le dire encore: c’est vraiment le plus bel endroit sur terre! 😉

    1. Audrey

      C’était un vrai bonheur d’y retourner ! Je ne comprends pas pourquoi je n’y vais pas plus souvent, alors qu’elle est si proche de chez moi !

  2. L’automne est merveilleux au Québec et tu nous le prouves encore avec ton bel article. Ça me donne vraiment envie de redécouvrir la Gaspésie durant cette saison, pourquoi pas l’année prochaine 🙂

    1. Audrey

      C’est vrai qu’on pense surtout à la Gaspésie pour des vacances estivales, mais je l’ai aussi trouvée très belle sous des atours d’automne !

  3. Merci pour cet enchantement de couleurs et de reliefs, c’est juste magnifique ! 🙂
    Tous les parcs nationaux demandent des droits d’entrée en Canada ?

    1. Audrey

      Oui le système est très différent de ce qu’on connaît en France : on paie l’entrée, mais en retour, on profite d’infrastructures et de sentiers très bien entretenus, de centres d’informations, parfois d’expositions… et j’imagine, on finance assez de personnel pour veiller à la sauvegarde de l’environnement concerné.

    1. Audrey

      Je lis avec tristesse l’article que tu donnes en lien mais sois rassuré : les ours grizzly ne sont présents que dans la partie ouest du pays, et l’exemple cité dans l’article est même carrément dans les Territoires du Nord-Ouest, à quelques milliers de kilomètres de la Gaspésie. Il y a peu d’ours au parc national de la Gaspésie mais on en croise parfois au parc national de Forillon. Dans les deux parcs, le camping sauvage est interdit.

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