NOUVEAU-BRUNSWICK // L’automne au Canada : l’auto-cueillette des pommes

Avec l’automne qui montre le bout de son nez, les jours raccourcissent, l’air se fait plus vif, la lumière change. De quoi déprimer ? Mais non ! Au Canada, l’un des plaisirs de l’été indien, c’est la cueillette des pommes. Ou, plus précisément, l’auto-cueillette des pommes.

Si par ici quelqu’un te propose de venir cueillir des pommes avec lui, sache que tu ne seras pas rémunérée pour ta peine : loin des vendanges, l’auto-cueillette (U-pick en anglais) des pommes consiste simplement à cueillir soi-même des pommes sur l’arbre, au lieu de les cueillir sur les étals des supermarchés.

A priori rien de bien folichon : pourquoi est-ce que j’irai m’embêter à ramasser des pommes au fin fond de la campagne quand je peux les acheter bien emballées pour trois francs six sous à Walmart, hein ?

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Parce que c’est moins cher

Le principe est simple : à l’accueil, on pré-achète un sac qui correspond à une certaine contenance, et donc un poids. Tu as le choix entre 5 livres/2,5 kg, 10 livres/5 kg ou 20 livres/10 kg (ça fait un gros sac, 20 livres/10 kg, faut déjà être un petit peu costaud ou avoir une grande famille).

À 1 dollar la livre, c’est une bonne affaire, puisque le sac de 2 livres peut monter jusqu’à 8 dollars au supermarché, hein. Et puis évidemment, tu ne repas pas avec un sac à moitié plein. Tu fais en sorte de le remplir au-dessus du bord (voir ci-dessous).

Et même à prix égal, j’aime autant passer une heure de mon temps dans un verger au grand air que sous les néons d’un supermarché.

Parce que c’est amusant

L’environnement de l’auto-cueillette se résume rarement à la cueillette. Il faut bien diversifier son activité, ma bonne dame. Selon les vergers, tu auras sur place une boutique avec d’autres fruits, un café, un labyrinthe de maïs, des bottes de foin pour les enfants, et globalement de la bonne humeur. Au Verger Belliveau, nous sommes acheminés sous les arbres par tracteur-bétaillère-chariot bâché. Plus pittoresque, tu meurs. De quoi y passer tout l’après-midi si tu y vas en famille.

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Ensuite, la moitié du plaisir de l’auto-cueillette tient au fait de remplir son sac au maximum sans qu’il ne craque, pour en avoir pour son argent. S’ensuit alors un jeu de Tétris en trois dimensions défiant souvent les lois de la physique, avec étude comparative du meilleur rapport taille/chair sur la pomme, alternance de grosses et petites pommes pour optimiser l’espace dans le sac et réorganisation des pommes à parcours pour bien les tasser.

Les vieux de la vieilles savent que pour ramener le plus de pommes, il faut arriver au stade où on ne peut plus fermer son sac d’une seule main : on le tiendra ouvert à deux mains, avec une pyramide de pommes débordant savamment du sommet.

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Parce que c’est local

je ne vois pas comment faire plus local. Certes, local n’est pas synonyme de bio mais soutenir des entreprises locales en allant acheter directement auprès du producteur, ce qui limite aussi la pollution liée au transport, je dis oui !

Le verger où nous sommes allés propose des pommes McIntosh et Cortland. Des pommes en pleine saison, c’est un vrai plaisir !

Parce que c’est un bon moment

Corollaire de tout ça : un moment amusant, passé au grand air, dont on ramène des pommes en soutenant une entreprise locale… je ne vois pas comment ça pourrait être un mauvais moment.

À noter, l’auto-cueillette est loin de se résumer aux pommes ! L’auto-cueillette des pommes est la star des auto-cueillettes, mais on peut aussi aller cueillir bleuets (myrtilles), framboises, tomates, fraises, citrouilles… selon le même principe : on paie au poids en remplissant un panier de différentes tailles. Pour les citrouilles, leur prix dépend de leur poids ou de leur taille, selon que tu achètes une variété comestible ou décorative. Prévois ta brouette pour les citrouille décorative, qui peuvent faire jusqu’à 1 mètre de diamètre en saison !

L’an dernier, j’avais essayé l’auto-cueillette de bleuets géants chez Les Petits Fruits de Pré-d’en-Haut, toujours à Memramcook, et j’avais aussi passé un bon moment. Psst, ne le dis pas, mais tu peux grignoter en ramassant… l’occasion de vérifier plusieurs fois que le produit est bon avant de repartir !

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C’est où ?

Près de Moncton, le temple de l’auto-cueillette des pommes, c’est le Verger Belliveau, à Memramcook. Un cadre bucolique, une boutique avec dégustation de vins de fruit à toute heure, un café… L’endroit vaut la visite, et la route depuis Dieppe est très jolie.

Les champs des Petits Fruits de Pré-d’en-Haut sont tout près, sur la même commune.

C’est quand ?

Pendant la saison des pommes : mi-septembre à mi-octobre. La saison des feuilles de toutes les couleurs, des citrouilles, du soleil encore chaud… Bref, pendant l’été indien. Vers Moncton, voir le site de La Récolte de chez nous pour des adresses de producteurs.

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Tu connaissais l’auto-cueillette ? Tu as des bonnes adresses à nous donner ? Je t’attends dans les commentaires !

 

 

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2 thoughts on “NOUVEAU-BRUNSWICK // L’automne au Canada : l’auto-cueillette des pommes

  1. […] pas passé par là, nous aurions poursuivi notre week-end à ramasser des citrouilles et des pommes aux alentours de Wolfville, mais nous sommes rentrés plus tôt que prévu face au déluge, bien […]

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