AUSTRALIE // Bus trip en Australie

L’Australie et moi, c’est une histoire d’amour. Littéralement. Je te vois déjà lever les yeux au ciel devant une telle mièvrerie, mais laisse-moi t’expliquer.

L’Australie, j’en ai toujours rêvé, du plus loin que je me souvienne. La faute à Skippy le kangourou ou Bernard et Bianca au pays des kangourous (qui s’en souvient ?!) qui m’ont mis des antipodes plein la tête, la faute à son placement si loin sur les mappemondes que je contemplais pendant des heures, la faute à tout ce bestiaire étrange fait de wombats et de koalas et d’araignées tueuses. Et l’ornithorynque, on en parle de l’ornithorynque ?

Bref, l’Australie, j’étais conquise avait même d’y avoir posé le pied. Prête à me laisser séduire, avec un projet d’immigration secret au bout du monde du haut de mes 12 ans.

J’ai tanné et tanné et tanné ma mère pour aller en Australie, un tout petit peu inconsciente du prix d’un tel voyage. Quand ma copine Sonia y est allée tout un été en première, j’étais effondrée. J’ai fini par avoir ma mère à l’usure, et en juillet 2002, je me suis envolée pour l’autre bout du monde, à 17 ans.

Mais à 17 ans, pas question de voyager toute seule : j’ai donc fait une sorte de colonie de vacances itinérante pour gamins pas dans le besoin. Une quinzaine de petits jeunes de 16 à 23 ans, donc l’immense majorité venait de passer son bac comme moi, et prêts à en découdre avec le continent.

aussie ayers 2

Quatorze ans plus tard, qu’en reste-t-il ?

L’arrivée à Sydney est forcément épique, proportionnel à nos courbatures après 24 heures d’avion. L’euphorie ! La délivrance ! Le soulagement !

aussie harbour bridgeaussie sydney

Le souvenir du froid glacial au mois de juillet et du givre sur la tente, parce qu’à l’époque Internet ce n’était pas trop ça, on n’avait pas encore le réflexe de se télécharger une appli météo avant de partir. J’avais pris seulement des shorts et il faisait 10 degrés en plein soleil, je me souviens que je dormais collée à ma copine de tente parce que ça meulait bien sévère dans l’outback.

Le souvenir des milliers de kangourous et d’une course-poursuite épique dans le sable rouge, alors que les garçons de notre petite bande galopaient derrière les marsupiaux effarouchés.

Le souvenir du ciel, immense le jour sur cet horizon tellement plat qu’il me donnait le vertige, à moi petite montagnarde jamais trop sorti de mes Alpes auparavant, et tellement proche la nuit, d’une clarté sans nom, libre de toute pollution lumineuse au milieu du désert.

aussie route

Je me souviens d’avoir fait le tour du rocher d’Ayers Rock parce que je refusais d’y monter, d’avoir fait ces neuf kilomètres dans un état d’incrédulité devant la force dégagé par ce monolithe toujours changeant, écrasée par la présence minérale.

aussie ayers

Je me souviens de la randonnée dans le monde perdu des Kata Tjutu, la plus belle de ma vie à ce jour, un monde secret au milieu d’un écrin rouge (voir en titre).

Je me souviens de Wilpena Pound dans la chaîne des Flinders Ranges, ce cratère colossal de 80 km², et de la randonnée pour y parvenir, au milieu des eucalyptus et des wallabys.

aussie flinders

Je me souviens aussi des rigolades entre copains, de la nuit où un coyote nous a terrorisés par ses hurlements et de celle où on a dormi à la belle étoile sous un pont de chemin de fer sur lequel évidemment un p%&tain de train interminable a roulé pendant ce qui nous a semblé deux heures, des stations-service loin de tout dans lesquelles on débarque comme dans une oasis, et puis les levers de soleil rouge et l’immensité, surtout l’immensité et l’impression de possibilité.

Et l’histoire d’amour, dans tout ça ?

J’ai ramené un Haut-Savoyard de la colo dans mes valises, et nous sommes mariés désormais 🙂

aussie chemin rouge

(tu voulais des photos vintage… en voilà ! Le numérique, ça n’existait pas à l’époque)

C’est où ?

Bien voyager

Vingt heures d’avion, ça fait rêver, non ? Et autant vous dire qu’en 2002, les écrans individuels n’existaient pas. On avait regardé Spiderman entre Paris et Singapour sur des télés communes, et c’est tout. Pour le reste, il fallait se débrouiller. Je ne sais honnêtement pas comment on avait fait.

Bien dormir

Puisque nous avons fait un voyage organisé sous la tente, les bonnes adresses ne s’appliquent pas.

Bien manger

Mes amis, je suis désolée. J’étais bien loin de l’optique d’un blog de voyage à l’époque, même si j’ai gardé religieusement mon journal de bord débordant d’une naïveté toute adolescente, et autant vous dire que j’y ai consacré plus de lignes au Magnum Chocolat édition spéciale australienne qu’à répertorier les bons restaurants (ce qui aurait été d’autant plus difficile qu’on mangeait surtout de la tambouille de camping).

Bons plans, bonnes adresses ou anecdotes… Je veux tout savoir en commentaire !

Related Images

One thought on “AUSTRALIE // Bus trip en Australie

  1. […] oublier l’impact psychologique d’être coincé à Lisbonne/Sydney/Toronto… sans pouvoir aller visiter la ville alors que j’en meurs d’envie. Je […]

Leave a Comment